
Le tour du mont Aigoual en 4 jours - Vélo route
4 étapes
Les 50 patrimoines à découvrir
Village de l'Espérou - Béatrice Galzin HistoireL'Espérou
Le village de L’Espérou se situe à la jonction entre les communes de Dourbies et de Valleraugue. Il est traversé par une draille de transhumance, voie de circulation des bergers avec leurs troupeaux lors des estives. Comme beaucoup de villages gardois, deux lieux de cultes, l’un catholique, l’autre protestant, se font face. Les alentours du village bénéficient d’un espace varié propice aux activités de pleine nature et aux manifestations sportives.
- Faune
Le Mont Aigoual
Le mont Aigoual est un sommet situé dans le Sud du Massif central, à la limite entre les départements du Gard et de la Lozère. Il culmine à 1 565 mètres d'altitude. Cela en fait le point culminant du Gard et le second point le plus haut des cevennes après le sommet de Finiels situé dans le mont Lozère - Histoire
Georges Fabre
Polytechnicien, sorti major de sa promotion de l’École forestière de Nancy, le forestier Georges Fabre va pendant trente ans consacrer son énergie aux reboisements des montagnes de la Lozère et du Gard, dans le but de stabiliser les sols mais aussi de fournir du travail à une population qui était toute entière condamnée à l’exode rural. Il est à l’initiative de la construction de l’Observatoire de l’Aigoual en 1894. En s’associant au Club cévenol et au Club alpin français, il a engagé les prémices d’un « tourisme patrimonial » (création du Grand Hôtel de l’Aigoual, construction d’un abri et installation d’une table d’orientation au sommet de l’Aigoual, etc.) qui se perpétue aujourd’hui.
La Serreyrède - nathalie.thomas EauFrontière climatique
Le col constitue aussi une frontière climatique. Quand le versant atlantique, sous vent d'ouest dominant, est arrosé par les pluies assez réparties dans l'année, le versant méditerranéen, plus sec et chaud, oppose au vent de sud-est (le « marin ») qui souffle parfois, une barrière massive obligeant l'air humide à s'élever brusquement. L'eau des nuages se condense alors, ce qui donne parfois lieu aux « épisodes cévenols », où des trombes d'eau s'abattent (600 mm en 24h) provoquant des crues catastrophiques. L'Aigoual, Mt Aigualis, le pluvieux (A. Bernard) porte bien son nom ! Après la Savoie, c'est l'endroit le plus arrosé de France.Ligne de partage des eaux - nathalie.thomas GéologieLa ligne de partage des eaux
Le relief actuel crée une frontière entre Atlantique et Méditerranée : selon le versant, les eaux coulent vers la mer ou vers l'océan. Ceci est dû au soulèvement du seuil Cévenol, provoqué par l'activité de la faille des Cévennes longeant le Languedoc. Ce seuil marque la frontière géographique par le contraste entre le versant nord-ouest, verdoyant au relief atténué, et le versant sud-et, abrupt où l'érosion est toujours puissante vers des altitudes rapidement très basses en Languedoc.Tulipes sauvages - Gaël Karczewski Milieu naturelA la lisière
Cette clairière appartient aux milieux ouverts. Ces milieux lumineux abritent de nombreuses espèces (fleurs, papillons sauterelles…) Certaines d’entre-elles sont même spécifiques aux lisières, « interfaces » entre forêts et clairières. Ainsi la préservation de milieux ouverts, en régression sur le massif, constitue un enjeu important pour la biodiversité.
Boutique des producteurs - © Nathalie Thomas AgricultureAssociation "Terres d'Aigoual"
Le Parc national des Cévennes loue une partie du bâtiment à l'association permettant aux agriculteurs locaux d'écouler leurs produits en vente directe. Elle regroupe des agriculteurs souhaitant mieux valoriser leur production et partager leur savoir faire. Ils ont envie aussi de faire partager leur vision de l'agriculture:
- qualité dans leurs productions,
- exploitation de taille humaine,
- entraide.
Venez découvrir leurs produits !
La chouette de tengmalm - Gaël.Karczewski FauneLa chouette de Tengmalm
Les loges de pic abandonnées sont une aubaine pour de petits mammifères et d’autres oiseaux comme la chouette de Tengmalm. Une chouette nordique venue s'installer à huit cent mètres d’altitude. Discrète, elle se cantonne au cœur des massifs forestiers. Elle est repérable à son chant sonore et doux en mars. Pour favoriser le maintien de cette espèce, le Parc national des Cévennes et l'Office national des forêts préservent les arbres à loges des coupes et la vieille forêt.- Histoire
Du taillis à la futaie de hêtres
Balise n° 1
Vers 1850, avant le reboisement, les cévenols utilisent massivement la ressource en bois pour le chauffage et l’industrie, notamment dans les filatures. Peu à peu, ne subsistent que quelques taillis de hêtre, coupés tous les 25 à 40 ans. De plus, le pâturage de dizaines de milliers de brebis réduit encore le tapis herbacé. Ce couvert végétal très fragilisé subit aussi le flot d’importantes précipitations : les épisodes cévenols. C’est dans ce contexte que va commencer le long travail des forestiers. Pour diminuer les risques et réinstaller un couvert forestier durable, la première technique possible est de partir de l’existant, et de convertir les taillis « ruinés » en futaies. - Savoir-faire
Forêt de production
Balise n° 2
Une autre technique pour obtenir un couvert forestier pérenne est la plantation ou le semis. Ce travail s’opère soit sur terrain nu, soit dans les peuplements existants. Lors des programmes de reboisement, la tâche fut gigantesque, nécessitant 900 000 journées de travail, la plantation de 60 millions de résineux et 7 millions de feuillus, et le semis de 38 tonnes de graines ! L’épicéa et les pins, qui supportent la plantation en pleine lumière et poussent assez vite, furent largement utilisés. Le sapin a été préféré sous couvert forestier. - Milieu naturel
Futaie irrégulière
Ce peuplement forestier comporte des arbres très divers par leur diamètre, leur hauteur et leur âge. Les essences sont mélangées : le sapin domine, mais le hêtre est aussi présent, ainsi que le sorbier des oiseleurs et l’alisier blanc. On parle dans ce cas d’une « futaie irrégulière ». Cette orientation forestière a plusieurs intérêts : pérennité du couvert forestier, résistance à l’érosion des sols, meilleure résistance vis-à-vis des tempêtes ou des attaques de parasites, régularité de la production… Dans la petite clairière sur la gauche du sentier, avec la lumière qui arrive au sol, la régénération naturelle du hêtre et du sapin s’installe : le renouvellement de la forêt est assuré.
Drosera rotundifolia - © Bruno Descaves Milieu naturelMolière du Trévezel
Balise n° 3
Une tourbière est un matelas de matière végétale, peu ou pas décomposée du fait de l’accumulation d’eau et de l’acidité du sol sous climat froid. Ce milieu humide n’a pratiquement pas changé depuis plusieurs siècles. Appelés autrefois molières, soulages, sagnes ou fangas, ces espaces ont longtemps été dénigrés. Souvent « assainis », on comprend aujourd’hui tout l’intérêt de leur conservation. Les tourbières accueillent de nombreuses espèces plus ou moins spécifiques, comme cette petite plante carnivore, la droséra.Pic noir mâle - © Jean-Pierre Malafosse HistoireTourbière et jardin d'acclimatation
Balise n°4
Cette tourbière a été le lieu d’expérimentations et de recherches menées par Charles Flahault. Étudiant la répartition géographique des espèces, il s’intéressait à ce qui était alors appelé « l’acclimatation » (adaptation aux conditions environnementales locales). Il a ainsi tenté d’introduire 200 plants de 40 espèces non indigènes sur la molière du Trévezel, comme cela était fait dans les arboretums pour les essences d’arbres. L'histoire et le fonctionnement de la tourbière sont détaillés sur le panneau.L'Abbaye de Notre-Dame-du-Bonheur - nathalie.thomas HistoireNotre-Dame-du Bonheur
Ce monastère roman fut bâti au XIe et XIIe siècle par le riche seigneur de Roquefeuil et Mandagout, dans la noble intention d'en faire un « hôpital pour les pauvres ». Il accorda aux religieux la jouissance des fruits et des revenus du terroir. Pour cela, les villageois des alentours étaient redevables de moutons, de porcs, de volailles, de vin et de fromage. Le seigneur tirait aussi des redevances de pacage des troupeaux transhumants sur son vaste domaine. La voie qui passait par cette tourbière reliait le Languedoc au Gévaudan. Une cloche de tourmente de 200 kg sonnait dans le brouillard et les bourrasques de neige pour signaler ce lieu aux marchands, colporteurs, chemineaux, paysans... Il y avait 6 chanoines dont le dernier fut obligé de partir à la Révolution. L'association de sauvegarde de l'Abbaye Notre-Dame du Bonheur » œuvre à sa restauration.Roitelet huppé - Bruno.Descaves FauneLe roitelet huppé
La traversée du bois peut vous donner l'occasion d'entendre le timide zézaiement du roitelet huppé, inféodé aux résineux. Mais savez-vous d'où vient son nom ?
Son nom latin est Régulus régulus, le petit roi. A l'origine de la tradition celtique, le plus petit oiseau est le druide du monde aviaire. Dans la langue celte bretonnante et galloise du premier siècle, un même mot désigne le druide et le roitelet.
Une deuxième raison de porter de titre ? Quand il est amoureux, le roitelet huppé dresse les plumes dorées soulignées de noir qu'il a sur la tête, à la manière d'une petite couronne.Sous bois du Trévezel - Béatrice Galzin Milieu naturelLa forêt de l'Aigoual
« Aigoual, Forêt d’Exception »
L’Office national des forêts, gestionnaire des forêts publiques, a lancé en 2013 la démarche « Aigoual, Forêt d’Exception », dont l’objectif est de valoriser le patrimoine forestier, naturel et culturel du massif. L’ONF souhaite ainsi mettre en avant les différentes facettes de la gestion multifonctionnelle : production, protection et accueil du public. Un des axes forts de cette démarche, complémentaire des autres initiatives portées par les partenaires locaux, consiste à rénover l’accueil et la découverte de la forêt.La fougère aigle - Béatrice Galzin Milieu naturelLa vie cachée de la forêt
La forêt s’élève vers la lumière tandis qu’au sol, profitant de l'ombrage, les mousses s’étendent. Coussins moelleux, tapis, vieilles souches d’arbres, elles épousent toutes les éminences du sol. Pour l'œil, ce doux feutrage vert est une réussite et un sous-bois sans mousses ne serait pas digne de ce nom. La légende dit qu'elles indiquent le nord ... C'est faux !
Les mousses signalent un degré d'hygrométrie, protégeant le sol du dessèchement en retenant l'eau de la moindre rosée. Elles préparent des poches d’humus pour les futures locataires herbacées et graminées. Elles adorent l'humidité des troncs d'arbres aussi, et c'est ainsi qu'elles peuvent s'y développer, sur leur face la plus exposée aux pluies dominantes.Zone humide - Béatrice Galzin EauZone humide
Écoute ! On entend de l’eau !
Au-dessus du chemin, l’eau s’écoule doucement... C’est une zone humide, un espace fragile à protéger. La tourbière est constituée de joncs, de laîches et de nombreuses mousses, comme la sphaigne. Une grande quantité d’insectes y logent, comme le criquet ensanglanté et des libellules, ainsi que la grenouille rousse. Ici, si nous ne faisons pas de bruit, nous pouvons entrevoir des biches et d’autres animaux qui viennent se rafraîchir…Perte du Bonheur - nathalie.thomas EauLe ruisseau du Bonheur
Le site de Bramabiau est un exemple de résurgence. Ici, un peu à l'est de Camprieu, le ruisseau du Bonheur perfore le Causse et disparaît dans un tunnel naturel. On le retrouve à l'air libre au fond de l'Aven de Balset mais il se tord vers le sud pour disparaître à nouveau sous terre. Le ruisseau parcourt en sinuant plus de 10 km de galeries souterraines. Mais à 700 m à l'horizontale de sa perte, il resurgit ! Les parois du canyon qui l'enserre démultiplient le son de ses flots et ajoutent à ses grondements des vibrations acoustiques proches d'un mugissement phénoménal. Ce n'est plus le Bonheur tranquille, c'est le tumultueux Bramabiau.
Col de la croix de fer - nelly Carel HistoireCol de la Croix de Fer
Au col de la Croix de Fer, croisement stratégique de plusieurs voies, une auberge-relais d’affenage accueillait les voyageurs. Cette magnifique ruine avec ses deux voûtes imposantes était aussi une importante ferme, propriété du baron de Roquedols. Elle se situe à la limite des communes de Meyrueis et de St Sauveur-Camprieu sur le tracé du « Camin Ferrat » et de la route Royale. Au temps des persécutions religieuses, le prédicant François Vivens* organisait des assemblées protestantes clandestines dans le vallon juste en contrebas des bâtiments. (*Vivens a été tué en 1692, 10 ans avant la guerre des Camisards)La Pierre Plantée - Béatrice Galzin HistoirePierre plantée
Depuis les temps anciens, tout au long du Camin Ferrat se dressent des pierres, bornes directionnelles signalant un carrefour. Elles marquaient surtout la limite des territoires entre deux paroisses. Depuis la création des départements en 1790, elles jalonnent les limites entre Gard et Lozère.Le pic épeiche - Régis Descamps FaunePic épeiche (Dendrocopos major)
Un pic épeiche tambourine sur du bois creux et cela résonne de loin, plus fort qu'un chant d'oiseau. Ni chant, ni cri, ce bruit est produit par des coups de becs répétés à très grande vitesse. Tambouriner n'est pas lié à la recherche de nourriture, ni au creusement d'une loge. Il semble que ce soit un acte de communication sociale à l'approche de la période de reproduction. Après, cela reste une activité sonore de marquage de territoire. Le bec des pics est particulièrement résistant aux chocs et pousse continuellement pour compenser son usure. Ces chocs violents contre le bois sont amortis par une ossature crânienne épaisse parfaitement adaptée à ce travail de percussionniste des troncs. Sur l'avant du crâne, entre celui-ci et le bec, le pic est équipé d'un véritable amortisseur formé par un coussin souple et cartilagineux.Montjardin, le hameau - Béatrice Galzin HistoireLe hameau de Montjardin
Le sous-sol est ici plein de minerais de toutes sortes qui furent exploités à diverses époques mais jamais les filons n’ont été abondants au point de pérenniser leur exploitation.
Le village et les alentours de Montjardin ont vécu épisodiquement au rythme des mines de plomb, de zinc, de cuivre pyriteux et d'argent. En 1778, un berger découvre un filon d'argent à Montjardin. Il est exploité quelques temps puis abandonné. En 1908, la société minière et métallurgique de Villemagne rouvre l'exploitation, en même temps que d'autres, dans tout secteur. La galerie de Montjardin est longue de 450 m. C'est une période active et plus de 400 mineurs sont alors employés sur l'ensemble de la concession. Elle ferme définitivement en 1932 et le village des mineurs, près de Montjardin, est aujourd'hui un centre de vacances.Capluc - NT HistoireCapluc
Capluc fut jadis un point de défense et d’observation avec un château aujourd’hui disparu, comme d’ailleurs de nombreuses maisons du village. Quelques-unes ont été rénovées depuis l’ouverture d’une piste carrossable montant jusqu’au hameau. Le nom de Capluc dériverait de l’association de deux mots cap et luz qui signifieraient tête et lumière, symbolisant l’endroit où brillent les premiers rayons du soleil levant.
Capluc et son rocher - NT AgricultureCapluc et ses terrasses
À la sortie de Capluc, on se rend compte de l’activité humaine dans ce site qui semble à première vue totalement stérile. Ce versant exposé au sud, protégé par les hautes falaises de dolomie était entièrement cultivé grâce à des terrasses (céréales, fruitiers, vigne). Les conditions thermiques sont ici tellement favorables qu’on y trouve la végétation méditerranéennes la plus septentrionale de la région (frêne méditerranéen, jasmin, érable de Montpellier, chêne vert…).
Les corniches de la Jonte - nathalie.thomas PaysageBalcon du vertige
Il mérite bien son nom puisqu’il surplombe de près de 400 m le lit de la Jonte. C’est le seul lieu de la promenade d’où l’on a une vue aussi époustouflante sur les gorges. En face le causse Noir avec au premier plan un ensemble rocheux tout fissuré, le ranc del Pater, sur lequel persiste quelques pans de murs de l’ermitage Saint-Michel (ancien château de Montorsier). Sur sa droite, une haute falaise rectangulaire, le roc Fabié. En se penchant, on voit de l’amont vers l’aval les villages de La Caze et du Truel et sous nos pieds le Belvédère des vautours, site ouvert depuis 1998, lieu retraçant l’histoire des vautours.Le vautour moine - nathalie.thomas FauneLes vautours
Vous vous trouvez à proximité du site historique de la réintroduction du vautour fauve qui démarra en 1982. Depuis, ont été réintroduits le vautour moine (1992) et le gypaète barbu (2012). Seul le percnoptère est revenu spontanément en 1986. Nicheur en 1997, cette espèce reste rare et très localisé dans notre région. Sur le pourtour du bassin méditerranéen la présence des vautour est liée à l’élevage ovin et à la mortalité disponible dans les troupeaux.
Sanctuaire du Roc Saint-Gervais - nathalie.thomas HistoireLe sanctuaire du Roc Saint-Gervais
Selon Philippe Chambon, « cette minuscule chapelle est dédiée aux Saints Gervais et Protais. Elle est de style roman mais a subi de très nombreux remaniements. Le chevet semble remonter au début de la période romane (XIe siècle). La nef, en gradin, suivant la pente du rocher, est plus tardive. Ce sanctuaire a certainement pour origine une place forte, érigée au Moyen-Age, entourée d’une chapelle, d ‘un cimetière et de quelques maisons dont on peut voir encore les vestiges entre les rochers. Depuis la création du village des Douzes, les défunts de ce hameau sont inhumés au cimetière attenant à la chapelle. Ils sont portés à bout de bras vers leur dernière demeure par la famille et les amis. Chaque premier dimanche de juillet, un pèlerinage a lieu où les agriculteurs viennent bénir leurs troupeaux et leurs récoltes.Fontaine Saint-Martin - nathalie.thomas EauFontaine Saint-Martin
Les causses sont de vrais fromages de gruyère. Les cavités résultent de l’action de l’eau qui pénètre dans les profondeurs de la terre grâce à la porosité de la roche et aux fissures. Elle creuse chimiquement par l’intermédiaire du gaz carbonique qu’elle contient et forme des réseaux de grottes ou avens que l’on peut visiter aujourd’hui.
Les sources que l'on rencontre sont une autre conséquence des phénomènes karstiques. L’eau qui jaillit de ces orifices est bloquée dans son infiltration par de minces couches d’argile imperméable noyées dans la masse de calcaire.Meyrueis - ©Nathalie Thomas HistoireLe rocher du château
Selon une affirmation invérifiable datant du XVIIe siècle, le général romain Caius Marius aurait fait élever un castrum sur le rocher dominant le village en 101 avant Jésus-Christ. Cependant, les premiers écrits ayant trait à la cité datent du XIe siècle et évoquent la présence du château abritant la famille Bermont. Il passera successivement aux Anduze, aux Roquefeuil, puis aux Armagnac, avant d’échoir à Jeanne d’Albret, reine de Navarre.
Le centre de Meyrueis et sa tour - Béatrice Galzin ArchitectureLe village de Meyrueis
La situation géographique de Meyrueis, bourg lové entre le massif de l’Aigoual, le causse Noir et le causse Méjean, est remarquable. Le « Camin Ferrat » franchit ici la Jonte. Les pèlerins et les troupeaux transhumants faisaient halte au village avant de poursuivre leur chemin. De nombreux marchands fréquentaient ses importantes foires. Flânez dans les ruelles et replongez-vous dans le passé florissant de la belle époque. Des demeures bourgeoises cossues aux places de marché, tout parle encore de la vie passée ! La laine des brebis des plateaux était tissée ici, la soie y était filée. La vie économique était intense. Au XVIIe siècle, Meyrueis devint un haut lieu de la confection de chapeaux. Vers 1860, 17 chapelleries s’activaient à la fabrication de chapeaux pour alimenter le Languedoc et la Provence ! Des beaux chapeaux faits en feutre de laine et bourrette de soie d’une qualité exceptionnelle ! Éteinte vers 1920, cette activité a laissé place au tourisme qui, de nos jours, anime la cité.Terrasses sur Meyrueis - © Nathalie Thomas AgricultureTerrasse
Tout au long de la montée, vous découvrirez d'anciennes terrasses abandonnées. Vous verrez quelques pieds de vigne qui ont persisté après l'abandon de la viticulture locale. Elles témoignent qu'autour des hameaux et des villages, les versants étaient cultivés et plantés d'arbres fruitiers et de vigne. Ces terrasses étaient la seule possibilité pour les habitants de la vallée d'avoir des zones planes, à sol profond, propices à la culture.
Vue sur Pauparelle - © Nathalie Thomas HistoirePauparelle
Depuis Pauparelle, vous avez une belle vue sur le village d'Ayres . Ce hameau est né au XIe siècle autour d'un prieuré bénédictin créé par l'abbaye Saint-Victor-de-Marseille à l'emplacement de l'actuel château. Ce dernier, aménagé au XVIe siècle dans les ruines du monastère, fut pillé et incendié par les Camisards en 1703. Rebâti en 1710, il abrite aujourd'hui une hostellerie de renom. Pauparelle est une propriété privée, qui ne se visite pas, dont le nom signifie « le domaine des pauvres ». Les bâtiments d’habitation et agricoles datent des XVIIe et XIXe siècles. La propriété a appartenu jusqu'en 1850 au Bureau de la charité de la ville de Meyrueis qui comptait alors environ cinq mille habitants.^(Jérôme Reversat)
Vue sur la vallée de la Jonte - © Guy Grégoire FloreVallée de la Jonte
Les deux versants sont contrastés. D'un côté, les pentes calcaires exposées au sud (adret) présentent une végétation clairsemée. On y rencontre buis, amélanchier et genévrier commun, espèces du cortège floristique de la chênaie à chêne pubescent et de la pineraie à pin sylvestre. Majoritairement recouvertes de pelouse à graminées, ces pentes servent de zones de pâturage aux moutons. On y trouve des orchidées aux mille couleurs et formes. Sur le versant nord (ubac), sur les contreforts du puech Pounchut, les sols sont calcaires et forment un îlot détaché du causse Méjean par l'action érosive de la Jonte, en contact avec des sols siliceux. Ils ont été reboisés de pin noir d'Autriche, espèce adaptée au sol pauvre et sec. Avant ces replantations, ces versants étaient boisés, mais la surexploitation de la forêt et le surpâturage ont éliminé les boisements au XIXe siècle.
Paysage du causse Méjean - © Guy Grégoire GéologieUne goutte, du temps, un gouffre
Le relief ruiniforme résulte de la dissolution de la roche, laissant en place les parties les plus résistantes et leur donnant les formes les plus variées. Les parties actuellement en creux ont subi la dissolution la plus intense créant par endroits de véritables arches, des voûtes, et parfois de petites gorges. Depuis que les Causses ont émergé des mers de l’ère secondaire, l’eau chargée en acide carbonique provenant des basses couches de l’atmosphère, pénètre dans la roche par les fractures dont elle est découpée et l’imprègne en profondeur, facilitant ainsi son attaque.
Pie grièche - © Régis Descamps FauneFarfadets des buissons et des rochers...
Des oiseaux, aussi légers et aussi prompts à disparaître que des lutins, trouvent ici abri et nourriture. La présence tout à la fois d’une pelouse riche en herbacées et en graminées, fréquentée par les insectes et les rongeurs, et de zones rocheuses qui offrent de nombreux abris permet d’observer une avifaune variée.
Saxifrage des Cévennes - © Yves Maccagno FloreÀ l’assaut
Même sur la roche nue, la vie végétale parvient à s’accrocher et à développer des milieux de plus en plus riches pour des espèces de plus en plus exigeantes : des lichens aux plantes à fleurs, c’est la grande aventure de la vie végétale depuis le substrat minéral le plus sec...
Hameau de l'Hom - © Guy Grégoire PaysagePaysage “fait main”
À l’abri des vents du nord et de l’ouest derrière sa barrière de rochers, le hameau de l’Hom jouxte la grande cuvette de terre profonde (la doline) qui justifie son installation à cet endroit précis.
Sentier de Nîmes-le-Vieux, causse Méjean - © Olivier Prohin TraditionQuand le bouvier...
Le refrain de la chanson du bouvier module les voyelles de l’alphabet (auxquelles les civilisations antiques attribuaient la valeur d’une incantation) le « nom divin qui ne se prononce pas »… Le bouvier n’est-il pas aussi l’ancien nom de la constellation d’Arcturus qui est auprès de la Grande Ourse et paraît suivre le chariot, dans l’infini de l’espace, comme un bouvier suit ses bœufs ?
Nîmes-le-Vieux - © Eddie Balaye HistoireNîmes-le-Vieux un itinéraire au cœur des rochers de dolomie
Le site ruiniforme de Nîmes-le-Vieux a été baptisé ainsi en 1908 par son «découvreur» Paul Arnal, pasteur à Vebron. En 1910, la revue Causses et Cévennes publiait un article du grand géographe E.A. Martel, consacré au site : «Ce n’est pas comme à Montpellier-le-Vieux, un groupement d’enceintes closes (profondes de 100 m) ciselées autour d’un massif rocheux central, mais un front de falaises, un ressaut de la surface du Causse Méjean, qui présente une grande longueur de demi-cirques, tout hérissés de centaines de rocs dolomitiques, troués, taillés, sculptés...»
Le Tarnon à Vébron - nathalie.thomas HistoireLes crues
Les crues peuvent être spectaculaires, comme celle de 1900, décrite par Louis Tessier, instituteur à Saint-Roman, en vacances dans son village natal. "... vers midi, l'atmosphère se charge de nuages noirâtres... Vers 19 heures, l'orage se dirige vers le Nord et bientôt tous les points de l'horizon sont illuminés par la foudre… Une pluie diluvienne s'abat sur la terre... À minuit, au milieu d'une obscurité profonde mais illuminée par la foudre, l'alarme retentit... Dès le matin, de terribles nouvelles circulent. Le vieux moulin de Vébron a été rasé par les eaux et les six membres de la famille Goût ont disparu dans les flots... Le moulin d'Astié est rasé et tous les ponts sont démantelés... On croit rêver quand on pense que ces beaux rivages ne sont plus que ruines et désolations...". (P. Grime)
L'eglise de Vébron - © CC Florac Sud Lozère ArchitectureVébron
Avec environ 200 habitants, Vébron s'étend de la vallée du Tarnon jusqu'au causse Méjean. Le village possède école, temple et commerces. Il accueille chaque été le Festival international du film vidéo parrainé jusqu'en 2014 par Bernadette Lafont. Au centre du village, la place vous attend pour une petite pause.
Blason de Vébron - Florac - Sud Lozère FauneLe castor
Peut-être aurez-vous la chance, en longeant le Tarnon, d’y voir à la tombée de la nuit ou à la pointe du jour nager un castor (1 m de longueur avec la queue, pour 15 à 30 kg). Un œil attentif peut découvrir certains indices qui renseignent sur sa présence. Il vit dans un terrier creusé dans la berge de la rivière, dont l’entrée est sous l’eau. Le jour, il s'y tient au sec dans une « chambre ». Du celte latinisé, biber, ou du languedocien, bebrou, il a donné son nom au Vébron. D'ailleurs, le blason de Vébron reprend l'image du castor.
Frêne commun - Nathalie Thomas FloreLes frênes
Les frênes qui bordent le chemin affectionnent les lieux frais et humides. Plantés par les hommes le long des chemins, les rameaux, coupés à la fin de l’été, constituaient un complément de fourrage pour le bétail.
Descente sous Les Crottes - nathalie.thomas GéologieSchiste, calcaire ou granite
Depuis la piste, on distingue les hameaux implantés à flanc de vallée, au pied de la Can : Roumassel, le Crouzet, le Crémat, le Masbonnet. Ces hameaux possèdent des terres qui montent depuis la vallée jusqu'au plateau incluant ainsi châtaigneraies, pâturages et terres céréalières. Après Bézuc, on passe tantôt sur des terrains schisteux caractérisés par les genêts et les fougères, tantôt sur des terrains calcaires auxquels la présence de la grande carline est liée. Dans un pré, au-delà de la hêtraie, on remarque des blocs de granit issus d’un filon qui relie l’Aigoual au mont Lozère. Les rochers ruiniformes sur le plateau ont été façonnés par l’eau qui s’infiltre dans les fractures de la roche et dissout la dolomie qui les compose.Vue sur La Can depuis le col de Tartabisac - nathalie.thomas GéologieZone de contact
Au col de Tartabisac, la limite entre les deux roches est nette, avec à gauche le plateau calcaire, et à droite une colline de schiste. Les deux roches sont mises en contact par faille. Une couche de grès très humide se trouve au niveau des prés à la base des calcaires. C'est là que ressortent les eaux qui se sont infiltrées à travers l'épaisseur de la Can.Source du Moulin - nathalie.thomas EauL’eau
Sur le plateau, l’adduction d’eau n’a été réalisée qu’en 1975. Avant, même l’hiver, il fallait conduire les bêtes à la lavogne (cuvette naturelle étanchéifiée par de l'argile) pour les faire boire. Aux Crottes, deux citernes placées sous les bâtiments récupéraient l’eau de pluie des toits par un système de cheneaux et de gouttières : l’une, accessible par une sorte de puits depuis l’habitation, l’autre, de 2500 litres, accessible depuis la bergerie. En descendant sous les Crottes, on passe un captage de la source dont le fort débit ne doit pas être étranger à l’installation de la ferme juste au-dessus.
Col de Tartabissac - nathalie.thomas AgriculturePetits bâtiments
Les petits bâtiments que l’on voit ça et là sont des jasses, bergeries d'autrefois (de « jas » : endroit où la bête dort, qui a donné « gît », « ci-gît »). Il y en avait au moins vingt entre Tartabissac et Bézuc. Des beaux jours jusqu'au 6 décembre, les bêtes y dormaient et on montait les garder la journée. Un vieux dicton dit : « Pas de bêtes dans les châtaigniers avant le 6 de l’hiver ». Le 6 décembre était la date de la foire de Florac où l’on vendait les châtaignes. Aujourd’hui, Bézuc sert de bergerie à 200 brebis, huit mois de l’année.Le Pompidou - nathalie.thomas HistoireLe Pompidou
Le Pompidou, comme Saint-Roman de Tousque, doit son développement à sa situation sur la corniche des Cévennes. Cette ancienne piste muletière connut, à partir du XVIIe siècle, un important trafic commercial de charrois muletiers montant, du midi vers le Gévaudan, le sel, le vin ou encore le poisson séché, redescendant des hautes terres céréales et étoffes, et servant à exporter la soie et les châtaignes des Cévennes. On y voit encore deux bâtiments, anciennement auberge et relais de poste, où l'on changeait les chevaux d'attelage, "le Cheval blanc" et le "Chapeau rouge".Le château du Folhaquier - Nathalie Thomas ArchitectureLes châteaux médiévaux
Très près du village de St-André de Valborgne, se dressent sur le bord d’une falaise les restes du castrum de la Fare, qui daterait du XIIe siècle, château de défense dont il ne reste qu’un pan de mur de la tour. Les ruines au-dessous témoignent de l’importance du lieu. Les archives parlent d’un puits, d’une citerne, d’un pont-levis, mais sur le site, il ne reste rien. Sur l’éperon suivant, le château du Folhaquier domine majestueusement. Les transformations au fil des siècles et des propriétaires ont dessiné le hameau comme nous le voyons aujourd’hui. La période de la sériciculture a fortement influencé le paysage pour accueillir l’arbre d’or, le mûrier.
Description
Jour 1 :
L’Espérou, Camprieu, Lanuéjols, Le Rozier, gorges de la Jonte, Meyrueis .
Possibilité de rallonger votre itinéraire après Le Rozier par les gorges du Tarn, La Malène, La Parade et Meyrueis.
Jour 2 :
Meyrueis, Fraissinet de Fourques, Les Vanels, Vébron, Solpérière, le Pompidou, St-André de Valborgne, col du Pas, Valleraugue.
Possibilité de rallonger votre itinéraire après St-André de Valborgne par Cabrillac, mont Aigoual, L’Espérou puis Valleraugue.
Jour 3 :
Valleraugue, Les Plantiers, Saumane, L’Estréchure, Lasalle, Colognac, St-Roman de Codière, Sumène puis Le Vigan.
Possibilité de rallonger votre itinéraire après St-Roman de Codière par St-Martial, St-André de Majencoules, Le Rey puis Le Vigan.
Jour 4 :
Le Vigan, le col du Minier, Dourbies, Trèves, Camprieu, L’Espérou.
Possibilité de rallonger votre itinéraire après Trèves par Cantobre, Revens, Lanuéjols, Camprieu, L’Espérou.
- Départ : L'Espérou
- Arrivée : L'Espérou
- Communes traversées : Dourbies, Val-d'Aigoual, Saint-Sauveur-Camprieu, Lanuéjols, Saint-André-de-Vézines, Veyreau, Peyreleau, Le Rozier, Saint-Pierre-des-Tripiers, Hures-la-Parade, Meyrueis, Gatuzières, Vebron, Fraissinet-de-Fourques, Le Pompidou, Bassurels, Saint-André-de-Valborgne, Les Plantiers, Saumane, L'Estréchure, Soudorgues, Lasalle, Colognac, Cros, Saint-Roman-de-Codières, Sumène, Saint-Julien-de-la-Nef, Saint-André-de-Majencoules, Le Vigan, Avèze, Aulas, Arphy, Bréau-Mars et Trèves
Météo
Profil altimétrique
Recommandations
Où dormir ou se restaurer : www.sudcevennes.com
Lieux de renseignement
Maison du tourisme et du Parc national des Cévennes, La Serreyrède
Col de la Serreyrède, 30570 Val d'Aigoual
La Maison de l'Aigoual abrite l'office de tourisme Mont Aigoual Causses Cévennes et la maison du Parc national. C'est un espace d’accueil, d'information et de sensibilisation sur le Parc national des Cévennes et ses actions, sur l'offre de découverte et d'animation ainsi que les règles à adopter en cœur de Parc.
Sur place : expositions temporaires, animations au départ du site et boutique
Maison du tourisme et du Parc national, Florac
Place de l'ancienne gare, N106, 48400 Florac-trois-rivières
Une expo interactive présente le Parc national des Cévennes et ses actions.
Sur place : Une boutique, librairie découverte et produits siglés PNC.
Ouvert toute l'année (se renseigner sur les jours et horaires en saison hivernale).
Office de tourisme Mont Aigoual Causses Cévennes, Lasalle
Centre Viala, rue de la Place, 30460 Lasalle
Les relais d'information sont des offices de tourisme ou sites partenaires du Parc national des Cévennes, qui ont pour mission l'information et la sensibilisation sur l'offre de découverte et d'animations ainsi que les règles à adopter en cœur de Parc.
Ouvert toute l'année (se renseigner pour les jours et horaires d'ouverture en période hivernale)
Office de tourisme Mont Aigoual Causses Cévennes, Valleraugue
7 quartier des Horts, 30570 Valleraugue
Les relais d'information sont des offices de tourisme partenaires du Parc national des Cévennes, qui ont pour mission l'information et la sensibilisation sur l'offre de découverte et d'animations ainsi que les règles à adopter en cœur de Parc.
Ouvert toute l'année (se renseigner pour les jours et horaires d'ouverture en période hivernale)
Office de tourisme Sud Cévennes, Le Vigan
Maison de pays, place du Marché, BP 21, 30120 Le Vigan
Les relais d'information sont des offices de tourisme ou sites partenaires du Parc national des Cévennes, qui ont pour mission l'information et la sensibilisation sur l'offre de découverte et d'animations ainsi que les règles à adopter en cœur de Parc.
Ouvert toute l'année (se renseigner pour les jours et horaires d'ouverture en période hivernale)
Accès routiers et parkings
Stationnement :
Source

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